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Today
Israel took several measures, and more is to come:
- It gave Arafat 24 hours to stop the violence
- It effectively locked up all the Palestinian population
- It closed Gaza airport "indefinitely"
- It closed Gaza port
- It prevented all fishermen from fishing in the Gaza sea
- One Israeli minister threatened to deport Arafat
- It ended its "cease-fire" (which never existed anyway)
- It threatened to take any further steps it deems necessary...
Right now all Palestinians live in fear, without any possibility to defend
themselves. In Gaza the fear is especially acute, given recent experiences of
innocent people. So if you have the military might, you can do what you
want. This is the rule of the jungle.
We
say it clearly, that all these measures will not help at all. The only
solution if they want to put an end to the suffering of the Israeli people, is
to put an end to the occupation and to the suffering of the Palestinian
people. I am afraid to say that they are paying a heavy price of what they
have done and are doing to others. Therefore, they have to open their eyes and
see the presence and the needs of the others if they would like to assure the
security and the needs of their own people.
Elizabeth
and Marthame write us from Iraq about their experience "Tongues
of Fire".
We
want PEACE for our people SECURITY to our neighbors but nothing is possible
without JUSTICE.
Please
pray for us so that both of our peoples will know the way for peace.
Fr. Raed
Abusahlia
Homélie
du Patriarch pour la Pentecôte 3 Juin 2001
1. Chaque année, la fête
de la Pentecôte nous rassemble en ce lieu saint, afin de revivre la mémoire
de la première Pentecôte. Chaque année nous venons, en ce jour, joindre nos
prières avec celle de la communauté bénédictine dans ce monastère, et
revivre le premier moment de la naissance de l’Eglise, notre Eglise de Jérusalem,
et toutes les Eglises du monde.
Durant le Carême et
la Semaine sainte, nous avons vécu les moments difficiles de cette naissance:
la Passion et la mort sur la Croix. Durant le temps pascal nous avons vécu la
joie de la Résurrection et du triomphe sur le péché et sur la mort.
Aujourd’hui s’accomplit la promesse de Jésus à ses apôtres: “Je
prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet pour qu’il soit avec
vous à jamais, l’Esprit de Vérité que le monde ne peut pas
recevoir…l’Esprit Saint que le Père enverra
en mon nom , lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que
je vous ai dit” .
2. Nous venons d’écouter,
dans la première lecture, le récit de cet accomplissement: “Ils se
trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand tout à coup vint du ciel
un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la
maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu’on eût
dites de feu: elles se partageaient et il s’en posa une sur chacun
d’eux”. Voilà comment le livre des Actes décrit l’événement. Et
après l’événement, les effets: “Tous furent remplis de l’Esprit
Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit
leur donnait de s’exprimer”. Les pélerins nombreux, venus de différents
pays, les entendirent et s’étonnèrent de ce que chacun d’eux les
entendait parler dans sa langue: “Nous les entendons publier dans notre
langue les merveilles de Dieu”.
3. Comme au jour de la
Pentecôte, ceux auxquels s’adresse l’Esprit aujourd’hui à Jérusalem
sont nombreux et divers: nombreux et divers dans nos Eglises, de tout rite, de
toute culture et de toute nationalité. Jérusalem, aujourd’hui comme hier,
reste le centre de pèlerinage pour des millions de croyants qui viennent à
la recherche de Dieu, pour le rencontrer dans son sanctuaire.
“Chacun les
entendait parler dans sa langue”.
Nous aussi, avec toutes nos diversités et différences, nous voudrions
entendre la même voix, comprendre tous la même chose, voir tous Jésus-Christ,
malgré la différence de nos langues, de nos cultures et de nos points de
vues. Nous voudrions nous rencontrer dans le point de vue de Dieu, révélé
par l'Esprit. Dieu sera-t-il jamais compris et entendu à Jérusalem? Chacun
de nous, proclamera-t-il un jour, que malgré toutes nos différences, nos
statu quo, nos conflits religieux, politiques, nous pouvons entendre l'Esprit
de Dieu parler et chacun de nous dans sa propre situation personnelle ou
publique pourra-t-il le voir et le comprendre dans l’autre, dans le frère
et la soeur différents?
4. Ce pays à la quête
de Dieu, finira-t-il par rencontrer Dieu? Car au fond, il est vrai que le
conflit dont nous souffrons depuis de longues années, et particulièrement
aujourd’hui, il est vrai que ce conflit est politique. Mais ce conflit
politique s'est centré et s'est aggravé ici, parce que Dieu est passé par
ici, et chacun veut le rejoindre ici. Et c’est là qu’il faut comprendre
que nul ne trouvera Dieu tout seul. Nul ne pourra faire de Dieu sa propriété
exclusive. La rencontre avec Dieu se fait dans le prochain, dans le frère et
la soeur, tout frère et toute soeur, ceux de notre partie et de la partie
adverse, ceux de notre religion et ceux de l’autre religion, car tous sont
les enfants de Dieu: c'est dans l'autre que nous pourrons rencontrer Dieu. La
rencontre de Dieu nous enseignera à partager sa terre, qu'il a voulu terre de
salut et non de mort. Tant que l'ennemi est ennemi à tuer et dont il faut se
méfier, Dieu reste loin, et la paix reste loin. Lorsque chacun prend
conscience de toute la dignité de la partie adverse, sa dignité de personne
humaine et d'enfant de Dieu, lorsque le palestinien ne sera plus vu comme le
terroriste dans le langage de l'israélien, mais un homme et un enfant de Dieu
qui demande sa liberté, et lorsque l'israélien sera vu par le palestinien
dans toute sa dignité de personne humaine et d’enfant de Dieu, Dieu alors
pourra être vu dans l'un et dans l'autre, et la porte de la paix s’ouvrira.
Nous sommes tous à la recherche de Dieu et donc à la recherche de nos frères.
5. Le Saint-Père a
envoyé en ces jours un Envoyé Spécial en la personne de S.Em. le Cardinal
Pio Laghi, auprès des Autorités politiques du pays, israéliennes et
palestiniennes, portant une mission de paix. L’Esprit de Dieu
l’accompagnera dans sa mission, qui est pour nous et pour tous les habitants
du pays le signe de la sollicitude du Saint-Père envers nous tous. Nous
sommes reconnaissants et nous espérons qu’elle puisse porter du fruit: abréger
les jours de la souffrance et de la mort et faire poindre l’horizon d’une
vie nouvelle.
6. Ici, à Jérusalem,
et en ce jour de la Pentecôte, l’Esprit
de Dieu fonda l'Eglise. L'Esprit de Dieu seul peut recréer notre terre aussi
et lui donner sa stabilité humaine. Lui seul peut nous enseigner comment écouter
l'autre, le différent; comment le comprendre, comment en faire un frère et
une soeur, et comment ensemble reconstruire cette terre et en faire le
sanctuaire où chacun peut rencontrer Dieu.
La première communauté de Jérusalem,
dans laquelle naquit l’Eglise le jour de la Pentecôte, nous la continuons,
aujourd’hui, dans l’humilité et dans les complications de l'histoire
ancienne et présente. Nous vivons la présence de l’Esprit parmi nous, mais
nous vivons aussi dans la même attente: que l’Esprit remplisse de son souffle et renouvelle toutes
nos Eglises et toute la terre de Jérusalem.
Nous attendons de devenir une terre et une communauté entièrment mues
par l'Esprit de Dieu, qui crée en nous des nouvelles attitudes et une
nouvelle vision, celle de Dieu. “L'Esprit nous rend fils de Dieu, libres,
sans crainte”, nous dit S.Paul dans la 2eme lecture (Rom 8:8-17). C’est
cette liberté des enfants de Dieu que nous demandons aujourd’hui à
l’Esprit-Saint, et le pouvoir de nous adresser ensemble à notre Père
commun, en disant: Abba Père”. Amen.
Pope
sends envoys on Middle East peace mission
Reuters, May
30, 2001
VATICAN CITY - Pope John Paul has dispatched two senior envoys to Jerusalem to
meet Israeli and Palestinian leaders to try to broker a ceasefire in their
conflict, the Vatican said on Wednesday. A statement said the envoys would
meet Prime Minister Ariel Sharon and Palestinian Authority Chairman Yasser
Arafat.
The envoys, including Cardinal Pio Laghi, a seasoned 79-year-old diplomat,
will hand the two leaders a personal letter from the Pope.
The aim of their mission is to "encourage both sides to reach a ceasefire
and to resume a dialogue", the statement said.
Laghi, who served in the Vatican diplomatic service in Jerusalem, Latin
America and the United States, is being accompanied by Monsignor Giovanni
d'Aniello of the Vatican's Secretariat of State.
They left Rome for Jerusalem on Wednesday morning.
The Pope made a historic visit to Christian holy sites in Israel and
Palestinian-ruled areas last year, before the latest uprising began.
"Tongues of Fire"
It was hot. Really hot. Instead of cooling us, the wind brought more searing
heat and stinging sand as we marveled at the ancient city of Ur, nestled in
the Iraqi desert. But the heat and wind could not stop us from exploring the
immense stone ruins, for we were on a pilgrimage to the roots of our faith.
Iraq is the traditional land of the Garden of Eden. Here was Babel, and its
infamous tower. This is the land bordered by the Tigris and Euphrates, ancient
Mesopotamia and Sumer. Here nomadic humanity began to put down its roots, and
what we call civilization was born. And here at Ur, Abraham was born. The book
of Genesis tells us that Abraham's family went from Ur to Haran, near the
border of Syria and Turkey. There, God spoke to Abraham and sent him to
Shechem, now the site of the city of Nablus, about an hour away from our home
in Zababdeh. We had symbolically traced the steps of Abraham in reverse as we
attended the Fifth Annual Christian Conference hosted by the churches of Iraq.
Standing at Ur, we gratefully braved the heat and winds and pondered the
richness that came of its child Abraham, father of Isaac and Ishmael, the
great Patriarch of Islam, Judaism, and Christianity. Today, Iraq is home to a
rich variety of traditions springing from these faiths. For example, there are
Shia' and Sunni Muslims, Yezidis (a small group who believe that the fallen
angel Lucifer must be appeased so he might reassume his place in heaven),
Sabeans (who are followers of John the Baptist). But, even after months of
ecumenical work with different Christian denominations in Palestine, we were
unprepared for the richness of the Chistian community in Iraq (5% of the
population, with more in the diaspora). We met Catholic, Orthodox, and
Protestant - Greek, Roman, Chaldean, Adventist, Syrian, and Assyrian
Christians. Pondering this experience, braced in the hot wind, we felt like we
were experiencing our own Pentecost.
Pentecost is celebrated 50 days after Easter, among Christians in remembrance
of when the Holy Spirit, in a loud rush of wind, descended upon the believers
as divided tongues of fire, giving each person the ability to speak in other
languages. Acts 2 says: "Now there were devout Jews from every nation
under heaven living in Jerusalem. And at this sound the crowd gathered and was
bewildered, because each one heard them speaking in the native language of
each. Amazed and astonished, they asked: 'How is it that we hear, each of us,
in our own native language? Parthians, Medes, Elamites, and residents of
Mesopotamia, Judea, and Cappadocia, Pontus and Asia, Phrygia and Pamphilia,
Egypt and the parts of Libya belonging to Cyrene, and visitors from Rome, both
Jews and proselytes, Cretans and Arabs -in our own language we hear God's
deeds of power.'" As Peter spoke to the crowd, they were "cut to the
heart and said to Peter, 'What should we do?' Peter said to them,
'Repent.'"
Like the crowd in Jerusalem, we were amazed and astonished not only by the
number of traditions represented, but even more moved to find people of our
own tradition. No, there was not an English-speaking community (although we
found that, as in Palestine, people in Iraq invariably speak better English
than we speak Arabic). But rather, we had the blessed opportunity to visit
five Presbyterian churches in Iraq.
And like that first Pentecost, the rich variety of Christian voices we heard
in Iraq spoke in one voice, proclaiming God's deeds of power and one faith in
Jesus Christ. These voices shared the witness of a church very much the
minority, but treated with tolerance and acceptance by the rest of the
culture. And they called with one voice to their brothers and sisters in
Christ who had come to be with them (also something of a Pentecost gathering,
from Dutch Calvinists to Lebanese Maronites), asking us to call for an end to
the shameful sanctions. They ask us to pray for them, living in the grip of
near total economic shut-down. Sanctions have deprived an innocent population
of a way of life, of proper nutrition, of basic medical care, of hope for a
future. And while these sanctions have curtailed the strength of the military,
at the same time they make their President more powerful than ever.
As the crowd was cut to the quick by Peter's exhortation, we felt called to
repentance by our visit to Iraq. How had we been so unaware of the Christian
community of Iraq? Of our own Presbyterian brothers and sisters, whose church
had first been established by American Presbyterian missionaries 150 years
ago? How could we be so blind to realities of our government's policies, which
- no matter our opinion of Saddam Hussein - have created a grim present and
hopeless future for so many people, including our brothers and sisters in
Christ? How could we not realize that the demonized nation of Iraq is truly
the proud cradle of so much we hold dear?
We came seeking the wisdom of our patriarch out in the blazing desert sun, but
we came away with our tongues ablaze, burning with the desire to add our
voices to the beautiful Pentecostal voices.
We greet you in Salaam-Shalom-Shlam-Peace,
Elizabeth and Marthame
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