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News from the Latin Patriarchate

Journée à Gaza

Mercredi, 2.5.07, le Patriarche, accompagnés des PP. Humam Khzouz, chancelier, Shawki Baterian, économe, et Majdi Siriani, directeur des écoles partent dans la matinée, de Jérusalem à Gaza. Passage des frontières facilité à l’aller.

Les frontières passées à 10,30, attendaient, du côté palestinien, le curé D.Manoel Msallam, des représentants de l’Autorité Palestinienne et une délégation de la paroisse. On va à Beth Hannoun, la ville (40,000 habitants) la plus proche des frontières, souvent occupée et ses orangeraies dévastées par l’armée israélienne.  Accueil à la municipalité. La salle des réunions pleine : les membres du Conseil, hommes et femmes, les personnalités de la ville ; le Patriarche, et ses compagnons, P.Manoel Msallam, curé de Gaza, les Religieuses du Rosaire de la paroisse aussi et les Petites Sœurs. Le curé P.Manoel avait obtenu une aide pour un centre de rééducation des enfants traumatisés dans la ville. Discours. Le maire parla de visite historique du Patriarche de Jérusalem : en effet dans cette partie du secteur de Gaza, à Beth Hanoun, c’est la première fois que la communauté musulmane de Beth Hannoun accueille le Patriarche de Jérusalem. Le Patriarche parle du premier et unique commandement du Christ « Aimez-vous les uns les autres » qui nous pousse à partager les souffrances de toute personne humaine et dit que les religions ne doivent pas être une barrière entre les hommes mais un pont et un agent de paix non de division. Sur le site, dans le sable, un champ parmi les champs dévastés autour de la ville, pleins d’épines, le maire invita le patriarche à couper le ruban suspendu entre deux poteaux marquant symboliquement le site du futur projet.

Après la visite de Beth Hannoun, à l’école paroissiale de la Sainte Famille, rencontre avec les religieuses de Gaza, Religieuses du Rosaire, Petites Sœurs de Jésus et les Sœurs Missionnaires de la Charité de Mother Terese de Calcutta. Puis, inauguration de l’Exposition des Travaux des élèves de l’école : desseins, broderies, peinture, travail sur bois et sur zinc, programmes scolaires sur computers…. Une vie abondante et une oasis dans la grande ville de guerre et de conflit qu’est Gaza. Le curé était certes fier des réalisations de ses élèves et de leurs enseignants. Après l’exposition, un repas de midi : le bon « plat de riz »  épicé, spécialité de Gaza.

Avant la cérémonie de la reprise des diplômes dans la cour de l’école, le patriarche et ses compagnons, à l’invitation du curé, P.Manoel Msallam, rendirent visite de condoléances à la famille Misak de la paroisse qui perdit son père de famille, il y a une semaine. Condoléances et prière de tradition dans la maison du défunt.

A la cérémonie de graduation, présidée par le patriarche, étaient présents, le représentant du Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas Abu Mazen, le représentant du premier ministre Isma’il Hanieh, des membres du parlement, des ambassadeurs auprès de l’A.P., les familles des 58 diplômés et une grande foule. Le programme comportait des danses flokloriques (avec participation cadencée de centaines d’élèves petits et grands), des discours, du curé (feu et flamme pour donner vie et espoir à toute la ville représentée par ses personnalités et son peuple autour de ses enfants à la fin de l’année scolaire), du représentant du Président, reconnaissant la valeur de l’école de la sainte Famille et de son directeur le curé Mgr Manawel Msallam, la présence et la parole du Patriarche Michel Sabbah, et enfin la parole du Patriarche, félicitations aux étudiants et à leurs parents, et parole d’espérance pour une liberté et une paix toujours à retrouver. La cérémonie se termina par la distribution des diplômes, remis par le Patriarche à chaque étudiant et étudiante, suivie de la photo avec l’étudiant et le père et la mère, au son d’une musique qui prétendait faire oublier l’ambiance de guerre qui habite encore la ville...

La journée à Gaza se termina à 18,00h. Le retour à Jérusalem, et le passage de la frontière fut relativement facilitée par les Autorités Israéliennes, sauf l’épreuve des « chiens » qui doivent être lancés sur la voiture fermée pour la flairer et ses voyageurs bien enfermés dedans.

 

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