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News from the Latin Patriarchate

Entrée solennelle de
Sa Béatitude Fouad Twal
dans la Cathédrale du Saint-Sépulcre

Les cloches de la Concathédrale sonnent à toute volée. La cour du Patriarcat latin est pleine. Il y a là des prêtres, religieux, religieuses et fidèles de Jérusalem, mais aussi des fidèles venus exprès de Jordanie pour accompagner Sa Béatitude Fouad Twal, leur compatriote. Un groupe est même venu de Madaba, la ville natale du nouveau Patriarche. Quand celui-ci descend l'escalier d'honneur qui mène jusque dans la cour, l'assemblée en liesse l'accueille par des applaudissements nourris, des vivats et les youyous des femmes... La joie est grande!

La procession solennelle se met en place puis sort du Patriarcat latin. Les scouts ouvrent la route, portant les étendards et marchant au son des cornemuses, des caisses claires et des timbales. Suivent les quatre kawas, frappant le pavé en cadence de leur lourd bâton ferré, puis les franciscains, sur deux rangs. Viennent ensuite les petits et grands séminaristes de Beit Jala, en soutane et surplis. Puis ce sont les prêtres du Patriarcat, les représentants des autres Eglises de Jérusalem, les chevaliers et dames du Saint-Sépulcre en grande tenue et les chanoines du Saint-Sépulcre.

Les évêques auxiliaires du diocèse et le Cardinal Foley, Grand-Maître de l'Ordre du Saint-Sépulcre, précèdent immédiatement Sa Béatitude Fouad Twal. Celui-ci, revêtu du manteau d'apparat, coiffé de la mitre et la crosse à la main, est abrité sous un dais porté par six hommes. Sa Béatitude bénit la foule qui s'est massé des deux côtés de l'étroite rue du Patriarcat latin, et sur la place, porte de Jaffa. Derrière le dais marchent les quatre consuls généraux de France, Belgique, Espagne et Italie à Jérusalem, protecteurs des communautés chrétiennes. Viennent ensuite une foule de fidèles qui chantent, en arabe et en latin : "Hosanna! Hosanna au fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!"

Dans les rues du souk, les pèlerins et les touristes regardent passer le majestueux cortège. Les commerçants, sur le seuil de leurs boutiques, félicitent le nouveau Patriarche. La place devant le Saint-Sépulcre est noire de monde. Le nouveau Patriarche est chaleureusement applaudi. Arrivée devant la porte de sa cathédrale du Saint-Sépulcre, Sa Béatitude est accueilli par les supérieurs des communautés grecque orthodoxe, franciscaine et arménienne orthodoxe, qui lui donnent l'accolade en signe de bienvenue.

A la Pierre de l'Onction, le R.P. Pierbattista Pizzaballa, custode de Terre Sainte, accueille le Patriarche Fouad. Dans son discours de bienvenue, c'est le mot joie qui revient le plus souvent : "Que serait notre foi sans la joie?", demande notamment le Père custode. Cette insistance sur la joie n'est pas un hasard ; en effet, c'est avant tout cette joie de vivre et de croire que Sa Béatitude a déclaré vouloir semer dans les coeurs au cours de son ministère patriarcal.

Le nouveau Patriarche, le cortège et l'assemblée se sont ensuite rendus à l'édicule en chantant le Te Deum. Sa Béatitude s'est recueillie quelques instants dans l'intimité du Tombeau. Après la proclamation par le Père custode de l'Evangile de la Résurrection, le Patriarche Fouad rejoint sa cathèdre, placée face au Tombeau, où S.E. Mgr Sélim Sayegh, évêque auxiliaire et vicaire épiscopal pour la Jordanie, lui souhaite la bienvenue au nom de tout le diocèse, déclarant notamment : "Votre grand coeur paternel saura aimer et servir votre troupeau, dans chaque ville et village du diocèse, pour être, comme le dit saint Paul, tout à tous."  S.E. Mgr Kamal Bathish, évêque auxiliaire et vicaire général émérite, lit ensuite le décret du Saint-Siège proclamant officiellement l'accès de Sa Béatitude Fouad Twal à la charge de Patriarche latin de Jérusalem.

C'est alors au tour du nouveau Patriarche lui-même de prendre la parole, en arabe puis en français. Dans son homélie, il mentionne d'abord les situations douloureuses que traversent la Terre Sainte et le diocèse de Jérusalem, et toutes les épreuves qui configurent ses habitants et ses fidèles au Christ souffrant sa Passion et mourant sur la croix. Mais il lance aussi une ardente invitation à la confiance, déclarant : "Cependant, de même qu'est courte la distance du Golgotha au Tombeau vide, de même nous savons qu'est courte la distance de la mort à la Résurrection. C’est pourquoi il n’y a pas de raison d’avoir peur."

Rendant grâce à Dieu pour toutes les richesses humaines et spirituelles de la Terre Sainte, du Patriarcat latin et des communautés chrétiennes de Jérusalem, il adresse ensuite un appel solennel aux chefs des nations en conflit, à la communauté internationale et aux fidèles des trois religions monothéistes. Mais c'est sur l'espérance et la joie qu'il conclut son homélie, en affirmant avec force : "Le dernier mot de notre histoire ne sera pas laissé à la haine, aux séparations et à la violence. La joie d’aujourd’hui ravive en nous la grande espérance du matin de Pâques : - Le Christ est ressuscité et il a triomphé! L’amour est le plus fort! Ressuscités avec le Christ, nous nous mettons en marche."  

 

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