Les Ecoles du Patriarcat latin

Histoire et mission

Les écoles du Patriarcat ont vu le jour au moment du rétablissement du Patriarcat en 1847. Le Patriarche de l’époque, Mgr Valerga voyait là un moyen de toucher les familles chrétiennes réparties dans les différentes villes ou villages.  Aujourd’hui encore, en participant à l’éducation et à l’enseignement scolaire des enfants, l’Eglise latine est présente au quotidien dans les communautés chrétiennes formées par les familles. Par la même, le Patriarcat latin de Jérusalem est devenu un acteur qui promeut les intérêts et le bien être des communautés locales.

Le Patriarcat possède aujourd’hui 43 écoles réparties à travers la Jordanie, la Palestine et Israël. Dans ces établissements, tout est fait pour que les élèves se développent dans un environnement sain et reçoivent une éducation de qualité. L’éducation est une priorité diocésaine car une bonne formation est un facteur d’espoir pour les jeunes générations et leur famille. Pour cela, le Patriarcat s’engage à la fournir à tous les enfants, de la maternelle au lycée.

Bien que payantes ces écoles se veulent accessibles à tous, quels que soient les revenus des familles. C’est pourquoi, les familles les plus pauvres sont exemptées de frais de scolarité. Cette accession à l’éducation pour tous ne serait pas possible sans les dons et le soutien financier majeur des Chevaliers de l’Ordre du Saint-Sépulcre.

Les Ecoles du Patriarcat latin et le contexte local

Les écoles du Patriarcat emploient près de 1 808 professeurs, administrateurs et éducateurs et offrent une éducation à plus de 19 000 enfants.

En Jordanie et Palestine, elles ne sont pas reconnues par l’Etat.  Les autorités de ces pays fournissent cependant des manuels scolaires et des subventions pour des programmes bien spécifiques.

Pour conserver ces aides et en obtenir de nouvelles, le Patriarcat doit adhérer aux exigences éducatives des ministères : proposer et conserver un haut niveau de formation des enseignants et des infrastructures.

Le maintien des écoles dans certaines villes de Palestine reste parfois problématique compte tenu des faibles revenus des familles qui sont nombreuses à être touchées par le chômage.

En Israël, le rôle des écoles du Patriarcat est reconnu depuis 1989. Malgré leur baisse significative en 2017, les subventions versées couvrent en partie les salaires des professeurs et permettent de faire face à de nombreux défis financiers.

Une mission qui démarre dès le plus jeune âge

Convaincue que l’environnement dans lequel vivent les enfants entre 3 et 5 ans est déterminant dans le développement de leur capacité d’apprentissage et de leur caractère, la direction générale des Ecoles du Patriarcat a ouvert des établissements qui s’adressent aux plus jeunes, les Kindergarten.  Les écoles primaires puis secondaires conduisent les élèves par la suite jusqu’à l’équivalent du Baccalauréat, le Tawjihi. Ainsi les enfant sont accompagnés dès leur plus jeune âge et jusqu’au début de l’âge adulte.

Réforme éducative et formation des professeurs

Pour répondre aux attentes actuelles des élèves et des ministères, la direction des Ecoles a lancé un grand programme de réformes qui visent à remettre les élèves au centre du système, améliorer le suivi professionnel des professeurs et augmenter l’autonomie des écoles.

Ainsi, chaque école a pour mission aujourd’hui de proposer une politique de formation et d’accompagnement de carrière des professeurs permettant d’accroître leur motivation et de cette façon fournir une meilleure qualité d’enseignement et d’apprentissage des élèves.

Un enseignement toujours en quête d’amélioration

Comparé à d’autres écoles publiques ou privées, les infrastructures des écoles du Patriarcat sont parfois vieillissantes. Cependant, nos écoles ont à cœur d’appliquer les méthodes éducatives modernes conformes aux exigences des pays, que ce soit pour les activités scolaires, sportives ou culturelles.

Ainsi, chaque année de nouveaux projets voient le jour pour améliorer l’enseignement et l’éducation des élèves :

des projets de réhabilitation permettent de proposer des espaces remis à neuf, d’autres écoles encore entreprennent de moderniser leur matériel. Ces projets pour la plupart sont soutenus partiellement ou en totalité par des donateurs.

Les écoles proposent également aux élèves des programmes complémentaires, éducatifs, récréatifs et sociaux :

  • Programme « Génération globale », qui favorise l’échange avec d’autres élèves via Skype.
  • Accueil d’amis des Etats-Unis via le programme HOPE qui visite la Palestine et la Jordanie en pèlerinage. Ils travaillent aussi sur le renforcement des relations avec les écoles de Naplouse et Beit Jala, avec différents programmes éducatifs.
  • Conduite d’ateliers pour les élèves de seconde de l’école de Ramallah, centrés sur la coexistence et le dialogue interreligieux à la lumière de la citoyenneté et du pluralisme.
  • Partenariat avec le Réseau Barnabé, organisation française qui propose une aide à l’enseignement du Français (proposition de stages en France pour des professeurs locaux, envoi de volontaires pour l’animation de camps d’été),  et fait le lien pour mettre en place des actions jumelées entre établissements de Terre Sainte et établissements scolaires français.

Un enseignement dans la foi et en faveur de la paix

Début 2017, 18 224 élèves étaient scolarisés dans les écoles latines (Aujourd'hui c'est 19 926). Parmi eux, des chrétiens bien sûr mais pas seulement car l’accueil sa fait sans aucune discrimination religieuse.  

Pays

Nombre

d’écoles

Nombre total

d’élèves

Palestine

13 5 989

Israël

5 4 676

Jordanie

25 9 261

Total

43 19 926

Pourquoi garder, maintenir et développer ces écoles ?

Aujourd’hui comme avant, les écoles latines constituent la majorité des écoles catholiques et chrétiennes en Palestine. Sans ces écoles, des milliers d’enfants chrétiens, vivant dans une communauté majoritairement non-chrétienne, seraient obligés de se rendre dans les écoles publiques, où l’ambiance générale et les mentalités sont totalement étrangères à la foi chrétienne. Par exemple, le dimanche, jour du Seigneur, n’est pas un jour férié.

Les écoles paroissiales offrent un meilleur environnement pour susciter des vocations religieuses et sont aussi des lieux d’œcuménisme par excellence. Depuis leur création, ces écoles accueillent des élèves de toutes les communautés, de toutes les dénominations et leur offrent une solide formation religieuse, morale et intellectuelle.

Les écoles latines travaillent ensemble au développement humain et social des populations les plus en besoin. Ainsi, renforcer ces écoles permet de limiter l’émigration chrétienne des villages vers les villes,  voire même l’émigration internationale.

Site Internet des écoles du Patriarcat latin