Célébration de Marie Magdalène après Pâques : "J’ai vu le Seigneur !"

Par: Cécile Leca/ lpj.org - Publié le: April 25 Mon, 2022

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MAGDALA - Mentionnée douze fois de nom dans la Bible, personnage clé des Saintes Ecritures, Sainte Marie-Madeleine est habituellement célébrée dans le monde le 22 juillet, jour de sa fête nationale. Néanmoins, parce qu'elle a été la première à voir le Christ ressucité, ici, en Terre Sainte, on la fête aussi le premier samedi qui suit Pâques, sur le site de Magdala en Galilée.

"Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?" lui demande le Christ après qu'elle se soit rendue à son tombeau (Jean 20:11-18). Sainte Marie-Madeleine, ce n'est pas seulement la femme ayant suivi Jésus lors de Sa Passion ; c'est aussi le premier témoin de Sa Résurrection, la première à avoir vu et cru en Lui alors que les Apôtres, par peur, se terraient à Jérusalem. Son rôle, capital, a d'ailleurs été souligné par le pape Jean-Paul II dans sa lettre Mulieris dignitatem

Ainsi, tous les ans, l'Eglise locale latine du diocèse de Jérusalem la célèbre à Magdala, lieu saint situé aux bords des rives du lac de Tibériade. Cette année, le samedi 23 avril, Mgr Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem, accompagné de Mgr Boulos Marcuzzo, évêque émérite et titulaire d'Emmaüs, a donc présidé en son honneur une messe au sein de l'église Duc in Altum (nom faisant référence à la lettre Novo Millennio Ineunte de Jean-Paul II), après deux ans d'interruption dûs à la pandémie de COVID-19.

"Il y a trois ans, en 2019, nous avons célébré cette fête non seulement aux côtés de nos fidèles, mais également avec des Grecs catholiques et des Maronites," se rappelle Mgr Marcuzzo. "Maintenant que la pandémie prend fin, j'espère que cette tradition reprendra de plus belle."

Site récent, sur lequel on trouve une synagogue datant du 1er siècle ainsi que plusieurs autres vestiges archéologiques, Magdala, qui se trouvait autrefois sur la Via Maris (une route commerciale datant des débuts de l'âge du bronze, qui reliait l'Egypte à la Mésopotamie), a repris vie en 2009, à l'initiative du père Juan María Solana. C'est d'ailleurs lors des travaux qui ont suivi que l'on a découvert la fameuse synagogue, où Jésus aurait peut-être enseigné, ainsi que la célèbre "pierre de Magdala" (dont l'original est conservée à Ginosar).

Aujourd'hui, avec l'aide de nombreux volontaires, Magdala continue de se développer : accueil des pèlerins locaux et étrangers, pèlerinages en ligne, promotion de la femme, excavations archéologiques... L'objectif ? Continuer à valoriser le riche patrimoine historique, spirituel et culturel de la ville natale de Marie-Madeleine.