Le Saint du jour : Saint Charbel Makhluf du Liban

Par: Rula Shomali/ LPJ - Publié le: July 24 Fri, 2020

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Bien que Saint Charbel ne se soit jamais éloigné très loin du village libanais de Beka-Kafra où il est né, son influence s'est largement répandue.

Joseph Zaroun Makhluf a été élevé par un oncle après la mort de son père, muletier, parti au Ciel alors que Joseph n'avait que trois ans. À l'âge de 23 ans, il rejoint le monastère de Saint Maron à Annaya, au Liban, et prend le nom de Charbel en hommage à un martyr du deuxième siècle. Il prononce ses vœux perpétuels en 1853, avant d'être ordonné six ans plus tard.

Suivant l'exemple de Saint Maron du cinquième siècle, Charbel a vécu en ermite de 1875 jusqu'à sa mort. Sa réputation de saint a poussé les gens à espérer de lui une bénédiction ainsi qu'une place dans ses prières. Il suivait un jeûne strict et sa dévotion au Saint-Sacrement était profonde. Charbel acceptait volontiers les demandes de ses supérieurs d'aller administrer de temps à autre les sacrements dans les villages voisins.

Il est mort en fin d'après-midi, la veille de Noël. Chrétiens et non-chrétiens firent bientôt de sa tombe un lieu de pèlerinage et de guérison. Le pape Paul VI a béatifié Charbel en 1965, et l'a canonisé 12 ans plus tard.

Réflexion

Jean-Paul II a souvent dit que l'Eglise a deux poumons - l'Orient et l'Occident - et qu'elle doit apprendre à faire usage des deux. Se souvenir de saints comme Charbel aide l'Église à apprécier à la fois la diversité et l'unité présentes au sein de l'Église catholique. Comme tous les saints, Charbel nous oriente vers Dieu et nous invite à coopérer généreusement avec Sa grâce, quelle que soit notre situation dans la vie. À mesure que notre vie de prière gagne en profondeur et en honnêteté, notre capacité à répondre généreusement à cette invitation s'accroît. (1)

L'ermite du Liban

Après 16 ans d'ascèse stricte, il a obtenu de ses supérieurs la permission de se retirer du monde et de devenir un ermite. Dans un ermitage proche du monastère, il a vécu le reste de sa vie dans la prière et la contemplation, le jeûne fréquent et le travail manuel.

La tradition veut que Charbel ait accompli des dons extraordinaires au cours de sa vie. C'est ainsi par exemple qu'il a pu sauver des moines menacés par un serpent venimeux, en priant simplement la créature de bien vouloir s'en aller. Des récits de clairvoyance et de guérison sont également associés à son nom. Les archives du monastère révèlent qu'il devait rester vivant même après sa mort le 24 décembre 1898. Dans une dédicace qui lui était destinée, son obéissance était décrite comme "plus angélique qu'humaine".

L'éclat et les miracles de la tombe

L'espoir que le monde entende davantage parler de Charbel est vite devenu une réalité : sa tombe s'est immédiatement parée d'une " lueur extraordinaire ", selon une publication du Monastère consacrée à son fils le plus célèbre. La lumière ne s'est finalement éteinte qu'au bout de 45 jours, contrairement à l'intérêt du public qui a continué de croître avec force : les pèlerins ont même essayé de voler des morceaux de sa dépouille, ce qui a conduit les autorités à ouvrir la tombe. Le corps, retrouvé flottant dans la boue, était totalement exempt de tout signe de détérioration, "comme s'il avait été enterré le jour même". On a remarqué qu'un "liquide semblable à du sang" s'échappait du corps, un phénomène encore observable aujourd'hui. Le liquide est enfermé dans un tissu et, selon le monastère, a été à l'origine de nombreux cas de guérison au fil des ans. (2)