Les Salésiens de Beit Jemal célèbrent la Saint-Étienne

Publié le: January 07 Tue, 2020

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BEIT JEMAL – Le 26 décembre 2019, à l’occasion de la Saint-Étienne, la communauté des Salésiens de Beit Jemal a célébré une messe en hommage à son Saint Patron. La cérémonie, qui s’est tenue dans l’Eglise Saint-Étienne, a réuni plusieurs communautés autour des Salésiens, parmi lesquelles les sœurs et moines de Bethléem, les sœurs salésiennes et d’autres amis.

C’est dans ce village situé dans les collines de Judée, à une trentaine de kilomètres de Jérusalem, près de la limite sud de la ville de Beit Shemesh, que l’ensemble des Salésiens de Terre Sainte se sont réunis, comme chaque année, le jour de la Saint-Étienne, Saint Patron des Salésiens de Beit Jemal.

Invités par le Père Gian Maria Gianazza, supérieur de la maison, les différentes communautés présentes ont pu se rassembler le temps d’une messe dédiée au premier martyre de la chrétienté, enterré sur les lieux d’après un belle tradition locale.

Mgr Giacinto Boulos-Marcuzzo, vicaire patriarcal pour Jérusalem et la Palestine, a été invité à présider la célébration eucharistique. Les sœurs moniales de Beit Jamal étaient venues nombreuses, rejointes par les moines de Beit Jemal et les diacres du séminaire international de Ratisbonne. Le père Alessandro, inspecteur provincial des salésiens, a lui aussi fait le déplacement, accompagné de son conseil inspectorial.

Dans son homélie, Mgr Marcuzzo est revenu sur les raisons qui ont poussé l’Eglise à placer la Saint-Étienne, personnage proto martyre, juste après Noël, évoquant sa volonté de montrer jusqu’à quel point « cet enfant qui est né, la foi et l’amour dans celui-ci, peuvent porter jusqu’au martyre ». « Chaque année, des centaines de fidèles et de prêtres dans le monde meurent pour leur foi, ce qui tend à montrer que le martyre reste une valeur bien actuelle » a souligné le vicaire patriarcal, mentionnant entre autres le martyre de la vie quotidienne, mais surtout le martyre de l’œcuménisme, rappelant que « les chrétiens du Moyen-Orient, quelles que soient leurs confessions, souffrent ensemble ».

Mgr Marcuzzo a conclu son allocution en insistant sur le devoir de chrétiens de la région, malgré tous les signaux négatifs, de « maintenir la porte de l’Espérance ouverte et la lumière de l’Espérance allumée. L’Espérance de la paix, l’Espérance de la justice ».

L’évènement s’est conclu par un repas fraternel.

Lieux de visite, sanctuaire attirant chrétiens, juifs et musulmans, c’est aussi à Beit Jemal qu’est enterré le vénérable frère Sima’an Srouji, infirmier décédé en 1943 et connu pour sa bonté et sa générosité à l’égard des différentes communautés religieuses de Terre Sainte.

Le même jour, la communauté des Dominicains, aussi connu sous le nom de Couvent Saint- Étienne, a elle aussi célébré, à Jérusalem, la fête du premier martyre de la chrétienté.

Geoffroy Poirier-Coutansais