Our Lady of Peace Center à Amman : « Soigner les pauvres parmi les pauvres »

Par: Cécile Leca/ lpj.org - Publié le: September 19 Mon, 2022

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AMMAN – En Jordanie, à quelques kilomètres de la capitale du pays, le centre Our Lady of Peace (Notre Dame de la Paix), ouvert à l’initiative de Mgr Salim Sayegh – évêque désormais émérite du Patriarcat latin – accueille gratuitement les personnes handicapées et les réfugiés, afin de leur apporter une aide médicale, sociale, économique et humanitaire, et surtout de leur offrir un foyer.

En Jordanie, environ 13 % de la population souffre d’un handicap. En raison du manque d’infrastructures et de pédagogie adaptées, 79 % d’entre eux n’ont pas accès à l’éducation (rapport d’HI, 2021), et peinent à s’intégrer dans la société. Malgré les initiatives mises en place pour les soutenir, les progrès dans le domaine restent lents, d’autant que le problème se télescope avec celui des réfugiés, notamment des réfugiés Syriens, qui souffrent couramment de handicaps et qui doivent en plus faire face à des situations souvent difficiles. C’est donc pour eux que Mgr Salim Sayegh, alors Vicaire patriarcal pour la Jordanie, décide en 2004 de fonder le centre Our Lady of Peace, aujourd’hui dirigé par le P. Shawki Bateria, et toujours affilié au Patriarcat latin.

« La mission du centre Our Lady of Peace est d’aider les pauvres parmi les pauvres, et en particulier les personnes souffrant de handicaps. » Interviewé dans le cadre d’un reportage sur le travail du Patriarcat latin, le P. Shawki raconte ainsi le quotidien de cet établissement, qui compte aujourd’hui une vingtaine d’employés, dont des volontaires. « L’idée est de fournir des soins gratuits à tous. Ici, nous proposons également un hébergement pour les réfugiés, des camps pour la jeunesse, et des séminaires. »

Le centre, soutenu en grande partie par l’Ordre du Saint Sépulcre, a ainsi permis à de nombreuses personnes d’apprendre et de se (re)construire dans un environnement chaleureux et adapté à leurs besoins. Comme Miriam, une petite patiente ayant réussi, grâce aux soins et aux cours prodigués par le centre, à écrire et illustrer son propre livre de contes ; ou encore George, un petit garçon autiste désormais capable d’aller à l’école publique avec d’autres enfants. Lorsqu’on lui demande de décrire son nouvel environnement de travail, Ali, un réfugié irakien chargé de tenir un petit supermarché au sein du centre, parle ainsi d’« une grande famille ». Découverte en images.

*Les prénoms des bénéficiaires et patients du centre ont été changés.

**Des sous-titres en français sont disponibles dans les options de la vidéo (en bas à droite).