Les « Fleurs du désert » en week-end pour partager le trésor de la foi

Publié le: March 21 Wed, 2018

Les « Fleurs du désert » en week-end pour partager le trésor de la foi Available in the following languages:

EIN KAREM – Les 18-25 ans du groupe « Fleurs du Désert » du Vicariat Saint-Jacques se sont retrouvés les 16 et 17 mars 2018 pour un temps de retraite au sanctuaire de Saint-Jean-du-Désert. Vingt-quatre heures pour refaire le plein d’amour, d’espérance et de foi avant de repartir dans leurs environnements où le nom de Jésus est parfois comme un trésor caché dans leur cœur.

Vendredi 16 et samedi 17 mars, une douzaine de jeunes du Vicariat Saint-Jacques ont posé leur sac à dos dans le magnifique sanctuaire franciscain de Saint-Jean-du-Désert, à proximité de Ein Karem. Plusieurs fois dans l’année, Benedetto Di Bitonto, séminariste pour le Vicariat Saint-Jacques, et le Père Apolinary Szwed, ofm, chapelain de la communauté hébréophone à Jaffa, accompagnent le groupe pour ces week-ends de réflexion et de partage.

Des temps forts pour prier et partager

Ils viennent de tout le pays – Beer-Shev’a, Tel Aviv, Haïfa, Tibériade ou Jérusalem -,  ils sont étudiants ou jeunes professionnels, leurs familles ont des histoires qui les lient à Israël de façon bien différente mais ils ont deux points communs : ils sont jeunes (entre 18 et 25 ans) et le Christ est entré dans leur vie et les fait vivre.

Depuis plusieurs années ces grands jeunes du Vicariat Saint-Jacques, qui sont à l’origine de la création du groupe des « Fleurs du désert » se retrouvent pour partager et grandir dans la foi. Cette année, ils cheminent ensemble en prenant pour boussole le texte des Dix Commandements et projettent de faire un séjour à Lourdes pour se mettre au service des malades.

Chacune des rencontres dure un week-end et s’organise sensiblement de la même manière : un temps d’échange où chacun se donne des nouvelles et où les jeunes partagent sur un des Commandements choisi pour thème de la rencontre, un temps de prière soutenu par les refrains de Taizé et une méditation spirituelle, un temps de rencontres avec des témoins extérieurs ou un temps de jeu, la messe du dimanche et un débat autour d’un film.

Une double identité difficile à vivre

« Etre un jeune chrétien en Israël ce n’est pas facile. » Cette affirmation semble unanime dans le témoignage de ces jeunes adultes. Qu’ils habitent dans une ville ou dans une autre, aucun ne vit dans un contexte porteur et au contraire, leurs environnements, très marqués par le judaïsme ou l’athéisme, ne leur permettent pas de témoigner ouvertement de cette foi qui les fait vivre. « Pendant longtemps, la religion chrétienne donnée par mes parents était un fardeau pour moi, presque une honte, j’étais boycottée à l’école à cause de cela, explique Maria, et je ne pouvais pas le cacher, mon prénom même témoignait de mon origine ! »

La création de « Fleurs du désert » a permis à la plupart d’entre eux de trouver un lieu où parler librement de la foi, où prier plus facilement et pour certains, ce groupe est devenu comme une deuxième famille, un lieu où vivre vraiment leur seconde identité après celle donnée par la nationalité israélienne.

La foi, source d’espoir pour une jeunesse inquiète

Mais les espoirs et les défis des jeunes du Vicariat Saint-Jacques ressemblent fortement à ceux des jeunes du monde entier. Affronter l’avenir sans une once d’inquiétude semble impossible, adhérer à toutes les propositions de l’Eglise n’est pas chose facile non plus, et pourtant la confiance reste présente.

Pour Danielle, qui est originaire de Nazareth mais qui vit aujourd’hui à Jérusalem, la vie de foi a évolué depuis qu’elle vit à la Kehilla, partageant son temps entre des études de sciences de l’éducation et un service auprès des enfants du centre Sainte-Rachel : « Aujourd’hui les offices quotidiens que nous célébrons en communauté font vraiment partie de ma vie ».

Tous ne sont pas forcément des catholiques pratiquant très réguliers mais un passage aux JMJ de Madrid ou de Cracovie a modifié leur façon d’appréhender leur vie. Angy, d’origine philippine, explique combien sa vie actuelle n’est pas confortable et son avenir totalement incertain mais comment la confiance qu’elle porte en Dieu change son regard sur ces réalités : « Je devrais être totalement stressée par mon avenir et pourtant je ne parviens pas à l’être, les événements à venir ne sont pas dans ma main mais dans celle de Dieu, je n’ai donc pas à m’inquiéter ! ».

 Des graines appelées à devenir de beaux arbres

Mais malgré ce magnifique acte de foi, Benny et le père Apolinary le savent bien : ces jeunes ont besoin d’être soutenus et écoutés. A la question sur ce qu’ils attendent de l’Eglise, le silence n’est pas long et Helena énumère dans un seul souffle les missions de l’Eglise auprès des jeunes : leur montrer de l’intérêt, les rencontrer, pour les écouter et échanger avec eux, les aider. Angy confirme : « Nous sommes l’avenir ! Nous sommes comme des graines qui ont été semées, alors maintenant il faut nous permettre de devenir de beaux et grands arbres ! »

Cécile Klos

« Les Fleurs du désert » sont les adolescents du Vicariat Saint-Jacques, il y aujourd’hui deux groupes : les adolescents et les grands jeunes.