Jésus aux yeux d’une pécheresse :
Irrésistible, vénérable, adorable
(2 Sam 12,  7-13;  Gal 2, 16 -20;  Luc 7,  36- 8, 3.)

L’illustre David : pas fameux comme roi! (2 Sam 12)
Au nom de Dieu, Nathan réprimande  le monarque.  Preuve irréfutable d’authenticité  et de véracité,  la Bible ne ménage aucun des gros bonnets en faute. A propos de David et de son adultère,  ainsi que de son homicide,  le Coran, par contre,  se montre discret,  allusif,  évasif, lointain,  étrangement pudique et vague à dessein. Ainsi, il est plus royaliste que le roi, plus juif que L’Ancien Testament.  Celui-ci ne justifie aucun coupable, ne sanctifie aucune iniquité. Pour un meilleur entendement de notre foi et une plus harmonieuse entente  dans le dialogue interreligieux, il est grand temps de saisir la différence  abyssale entre un David qui pèche par faiblesse,  qui tue par calcul, donc répréhensible ,  et un prophète qui oralement ou par écrit attribue ses passions et ses débordements à l’approbation voire l’initiative de  Dieu, comme firent un Joseph Smith ou un Moon.

La sanctification par l’adhésion au Christ (Galates 2)

– L’une des différences entre être chrétien et suivre  les deux autres religions monothéistes  se trouve un peu dans ce passage  paulinien: les chrétiens croient  foncièrement au Christ,  Seigneur et Sauveur;  les autres croyants tiennent aux prescriptions externes  de la loi mosaïque  et rabbinique. Quant aux Dix Commandements,  nous les avons tous heureusement en commun. Chez notre Divin Maître,  rien ne relativise le commandement de ne pas tuer,  rien ne galvanise la violence, rien ne volatilise le mariage hétérosexuel un et indissoluble, et rien ne restreint l’amour. Ce texte de Galates se couronne par une déclaration hautement spirituelle profondément émouvante et pour nous stimulante, écrite par un passionné,  un forcené  de Jésus : »Ce n’est plus moi qui vis,  c’est Christ qui vit en moi!  »
Quand pourrons-nous en dire autant?

Une pécheresse,  un puritain et un Pur (Lc 7)
Simon le Pharisien, étymologiquement le « séparé », invite Jésus mais l’accueille froidement.  Vilaine plaisanterie: dans ce parloir hautain, et fièrement et jalousement masculin, fait irruption une personne non désirée ou plutôt trop désirée et trop facilement possédée. Une femme inconnue.  Non: archiconnue,  trop connue au sens d’Adam et d’Eve. Mais personne ne se sent honoré de la nommer.
Le magnétisme de Jésus surhomme d’une virilité divine conquiert son coeur. Eve Lavallière exprimera un peu les sentiments de cette Mlle X : »Du moins,  je sais aimer » et donner. Aussi à propos du vase d’alabastre,  on peut carrément dire qu’elle casse tout!  Et le Saint de Dieu se laisse faire.  Ayant touché  le cœur d’or de cette misérable,  Jésus transforme aussi les membres séducteurs  du corps de cette femme en véhicules de contrition, de générosité et d’abnégation. Pour ne donner qu’un exemple: ses cheveux qui servaient de chaînes à lier quelques hommes faibles ne servent plus qu’à sécher les pieds du vénérable Maître,  qui l’a libérée de l’esclavage de Vénus!

Conclusion
Seigneur, faites en sorte que notre foi et notre humilité  nous sauvent!

P. Madros

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