L’Evangile, non de provenance humaine, constitue le plus bel humanisme !
( 1 R 17, 17-24; Lc 7, 11-17; Gal 1, 11-19)
(P.P. Madros)

Ressusciter les corps ne vient que comme fruit et conséquence du miracle de ranimer les âmes et les esprits. D’après le livre de la Genèse, la mort – amère- est venue comme répercussion du péché; en d’autres mots, la mort physique suit la spirituelle. Est-ce nécessaire de rappeler que Jésus est le sauveur de l’humanité, même du point de vue idéologique et moral seulement: bannir l’égoïsme, le racisme, la cupidité, l’adoration du corps humain et des richesses; rejeter l’amour du pouvoir, la soif du sang: autant de facteurs homicides et génocides? Prêcher et pratiquer la vie et l’amour: c’est libérer l’humanité de la mort! Prôner la liberté humaine (Jésus a été le seul à le faire et à le pratiquer), c’est détruire l’élément déshumanisant de l’esclavage et de la coercition!

Aujourd’hui, où la confusion des « religions » est à l’ordre du jour, rappelons, de Jérusalem, que Jésus a ressuscité les morts, tandis que d’autres ont tué les vivants.

 

L’apologie de Saul-Paul auprès des Galates (1, 11-19)

L’ex pharisien sent le besoin de se défendre: sa mission et sa personne. Or; de nos jours, l’apologétique n’est pas de mode! Elle fait vieux jeu et quelque chose de « pas du tout catholique », donc non nécessaire. La réalité nous informe cependant, malgré cet optimisme chimérique, que la foi chrétienne et la mère-église sont contestées et attaquées plus que jamais! « Et le combat cessa faute de combattants »: non; tout à fait le contraire: comme pour le Psalmiste, « nombreux les adversaires » et bien réduit le nombre de ceux qui défendent la foi et l’espérance chrétiennes, contrairement à la recommandation univoque de saint Pierre (1 P 3, 15).

L’apôtre, dans des phrases incises et incisives, répète inlassablement: je suis apôtre, non par volonté d’homme; j’annonce l’évangile qui n’est pas un produit d’homme! Humainement, je n’avais aucun intérêt à suivre le Nazaréen crucifié, en laissant tomber mes privilèges de Juif, de pharisien, de citoyen romain, de « classique de l’hellénisme »! Israélite ultra-orthodoxe, allergique à la divinisation d’un certain Jésus, furibond à l’idée du polythéisme, prêt à tuer, avec dévotion, les idolâtres « adorateurs du bois », ceux qui « associent » Jésus à Elohim (exactement la même idée chez Daech et dans certains textes coraniques), je n’aurais jamais rêvé de devenir disciple du Nazaréen!

 

L’Evangile suprême humanisme

La première leçon que l’ex disciple de Gamaliel, Saul de Tarse, apprend, et de façon presque militaire, sur le chemin de Damas, c’est que « le Dieu de Jésus-Christ » interdit absolument à ses dévots de tuer les gens pour Sa cause à Lui! Persécuter les chrétiens, c’est persécuter Christ!          Faire le bien ou le mal à n’importe quel être humain, c’est le faire au Christ! Depuis l’Incarnation, Dieu est humain, après l’identification entre la nouvelle humanité et Jésus! En généralisant, et sans hésitation, nous pouvons affirmer que les gouvernements et les systèmes qui veulent en Occident éliminer Jésus-Christ et l’Evangile, détruisent l’homme, la femme et l’enfant. En Extrême-Orient, malgré la politesse et le progrès technique, l’humanité de Jésus et de Marie manquent. Dans les pays musulmans, en général, avec la peine de mort pour les apostats, les infidèles et les « associateurs », ainsi que les critiques de l’Islam, règne encore la violence talmudique, bien dépassée par « la douceur du Christ »! Jésus avait dénoncé la « dureté de cœur » en force de laquelle beaucoup de maris hébreux répudiaient leurs femmes » et en épousaient d’autres! Une société où violence et injustice éclatent au sein de la famille va certainement engendrer guerres tribales, civiles et internationales.

Jésus a pratiqué et prêché une divine humanité, s’opposant aux excès de la virilité! Dans l’histoire de la pauvre « humanité », en Orient et en Occident, en passant par un Cérinthe à un Joseph Smith, sans oublier un Charles Taze Russell, l’instinct masculin a produit des religions et des dénominations.

L’humanité de Jésus passe nécessairement par celle de sa Maman et de saint Joseph, qui n’ont pas beaucoup de chance en dehors de l’Eglise Catholique. Nos frères les Orthodoxes vénèrent bien la sainte Vierge, mais c’est le pauvre saint Joseph qui n’a droit à aucune célébration, paraît-il.

Comme le Christ lui-même, l’Evangile se trouve dans le monde mais pas du monde. Il proclame le Dieu-Amour, la primauté inaliénable de la vie que personne n’a le droit d’enlever « par zèle pour la gloire de Dieu » ou pour la « pureté des mœurs » (Pensons à la lapidation, depuis longtemps supprimée par les Juifs et toujours en vigueur en Islam). « La déclaration christique et évangélique de l’universelle filiation des êtres humains », base indéniable de la « charte universelle des droits de l’homme », a absolutisé la fraternité humaine, fâcheusement relativisée et réduite par des systèmes « religieux » anciens et modernes!

 

Conclusion

Certains diocèses célèbrent ce dimanche la fête du Sacré-Cœur. Jésus est Cœur, Amour, Verbe-Raison et bienfaisance! Vrai Dieu et vrai homme, il élève l’humanité à Dieu!

    

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