Dans « l’œcuménisme du sang » avec les Coptes  Orthodoxes d’Egypte

Appeler les Juifs et les Gentils à croire au Messie Fils de la Vierge

 

A deux pas de la Terre Sainte

Alep à feu et à sang ! Au Caire, dans une chapelle de la cathédrale Saint Marc du Caire, chez les Coptes Orthodoxes, un homme se fait exploser, un certain Mahmoud Chafiq Mohamad Mustafa, tuant au moins 25 femmes et enfants. Quand on dit « Coptes d’Egypte », on ne se rend pas compte de la tautologie, parce que « Egypte » vient précisément de « copte », peuple pharaonique christianisé. Ironie du sort, le père du terroriste en question s’appelle « Chafiq » شفيق, miséricordieux, compatissant ! Il est grand temps de le relever, une fois de plus : quand la haine est enveloppée de sacré et de divin, elle justifie la violence et l’inexorabilité. Partant, les fidèles, télécommandés, ont le droit et le devoir de « tuer les infidèles » (donc les chrétiens), et « de ne pas leur montrer de pitié » étant seulement miséricordieux entre adeptes de l’Islam (Coran 48 : 29 ; 66 :9 ; 66 :9 ; 5 : 56). Condoléances, prières ne vont pas arrêter le fléau qui vient directement, quoi qu’on dise,  de textes considérés saints, inspirés et révélés. Un moyen de limiter les dégâts est de ne jamais citer  de tels textes dans les manuels scolaires et universitaires. Le président égyptien Sissi avait exprimé ce désir, ainsi que celui de ne plus prêcher la haine ni d’inciter au meurtre, dans le cadre du « renouvellement du discours religieux » islamique.

Comme préparation pour Noël, nos frères les Syriens, les Irakiens et les Coptes sont bien placés. Le martyre des innocents se réalise en eux, certes avant la date conventionnelle de Noël. Jésus, le même à travers les siècles, naît tous les jours et est mis à mort chaque jour.

 

Aux lectures de ce dimanche : Isaïe 7, 14 : « La Vierge concevra et enfantera » !

Ne nous étonnons pas, même chez des exégètes catholiques, rationalistes à souhait, de les voir ou les entendre nier qu’il s’agit ici, directement et ouvertement, d’une prophétie sur la naissance virginale de Jésus ! Si nous en parlons, c’est pour répondre à ce défi qui constitue une pierre d’achoppement pour bien de chrétiens. Et c’est pour « défendre la raison de notre espérance » (1 Pierre 3, 15) et de notre croyance en cette prophétie. Pas question ici de « foi de charbonnier ». La preuve éclatante se trouve dans une Version juive grecque alexandrine vieille de deux siècles et demi au moins avant le Christ : la Septante. Pour une fois, ce n’est pas nous les chrétiens qui avons monté le coup ! Oui, nous le savons : l’original hébreu porte « ‘almah עלמה », jeune fille, à la limite : jeune femme. Mais voici que, sous Ptolomée Philadelphe, bien avant la naissance de Jésus, des savants juifs traduisent par « παρθένος», vierge. Et saint Matthieu, qu’on ne peut pas accuser de ne pas avoir été Juif, de copier la Septante, et de renchérir : non seulement Marie a conçu virginalement mais, en plus, Joseph « ne l’a pas connue jusqu’à la naissance de son Fils », au moins.

Mettant ensemble les trois lectures d’aujourd’hui, nous constatons en même temps l’affirmation de la naissance virginale et la filiation davidique de Jésus qui, « selon la chair est de la postérité, descendance, progéniture » de David. Le mot brut est σπέρμα (Rom 1, 3): nullement enfant de Joseph (fils de David) par la chair, la physiologie, l’ADN, Jésus l’est certainement par Marie, la Vierge.

 

Un point de rencontre avec les Musulmans

Eux aussi croient à la conception virginale : Maryam est grosse de Issa par l’entremise de « l’esprit saint », pas par un homme. Attention ! Pour les exégètes musulmans anciens et le monde mahométan, ce fameux « esprit saint » n’est autre que l’ange Gabriel. Alors, déjà « ça ne va plus » ! Pire encore, « il s’était présenté à elle  comme jeune homme parfait » et lui a dit : « Je suis le messager de ton Seigneur pour te donner un enfant pur » ! Un jeune homme qui exprime cette intention à une vierge n’a pas du tout l’air angélique, ni séraphique, ni platonique. L’on comprend la réaction de frousse et d’horreur de la Vierge nazaréenne, dans le Coran. L’autre point, encore plus grave, c’est l’affirmation coranique répétée que Maryam, la future mère du Messie, était la sœur d’Aaron et la fille d’Amiram , à quelque douze siècles de distance.

 

Proposer jamais imposer la foi « aux nations » (Romains 1, 2 s)

Saint Paul proclame qu’il a reçu, ainsi que les autres apôtres, « la grâce et le mandat d’appeler  à l’obéissance de la foi (en Christ) auprès de toutes les nations », « έθνη», littéralement et étymologiquement « ethnies », pratiquement les « païens ».

Aux peuples chrétiens, paganisés en plusieurs personnes, le même message doit être transmis, avec courage, par notre prédication et notre exemple, par notre témoignage, qui peut aller jusqu’au martyre (en grec « martyria μαρτυρία» signifie « témoignage » et « martyre », ainsi que l’arabe « chahadah شهادة »).

 

Quelques jours avant Noël

Que nos célébrations de Noël ne soient pas païennes ! Chrétiens, adeptes de sectes dites « chrétiennes » ou d’autres religions nous le reprochent, parfois avec raison. Le petit Jésus et l’église sont plus importants que l’arbre, papa Noël et les dîners dansants, où quelques orgies rappellent la Rome païenne en décadence. En fait de cadeaux, l’Enfant de la Vierge devrait suffire ! Mais les enfants veulent des présents et des délicatesses! Bien oui, c’est leur fête ! Soit dit avec méchanceté,  « c’est déjà pas mal qu’on les a laissés naître » ! Oui, bravo aux parents qui n’ont pas voulu faire comme Hérode le grand avec les petits de Bethléem et environs. Comme le suggère le nom de Bethléem, « temple de la nourriture בית לחמא » ou « maison du pain », donnons-leur le pain quotidien, et, plus tard, celui de l’Eucharistie, et toujours, comme dirait Judith Hendricks, « le pain de l’amour » !

  

                (par P.P. Madros)

 

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