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JERUSALEM – Comme chaque année, l’Ecole Biblique et Archéologique française de Jérusalem et le Studium Biblicum Franciscanum ont marqué ensemble l’ouverture de l’année académique le mercredi 15 novembre 2017 en la fête de Saint Albert Le Grand.  L’invité de ce Dies Academicus était le Père Timothy Radcliffe, O.P., ancien Maître général de l’0rdre des Frères Prêcheurs.

Ce mercredi 15 novembre, en l’honneur de la fête de Saint Albert le Grand, l’École biblique donnait son Dies academicus. Conférence de rentrée, bilan de l’année passée et perspectives pour l’avenir. Organisée avec les frères franciscains du Studium Biblicum, cette matinée s’est articulée autour d’une conférence du frère dominicain ancien maître de l’Ordre, Timothy Radcliffe, sur le thème : « Why do Preachers need Biblical Scholars ? ».

Outre un grand nombre d’étudiants des deux institutions, différentes personnalités ecclésiastiques ont assisté à cette matinée :  S.E Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo, Vicaire patriarcal pour Jérusalem et la Palestine, Mgr Marco Formica, chargé d’affaires de la délégation apostolique de Jérusalem, S.E Grégoire Melki, Exarque patriarcal de Jérusalem et de Terre Sainte pour l’Église syriaque-catholique, le père David Grenier, ofm, qui représentait le père Francesco Patton, Custode de Terre Sainte et S.E Michaël Fitzgerald, Nonce émérite.

Le directeur, fr. Jean-Jacques Pérennès a rappelé en guise de conclusion les liens qui unissent l’École aux Franciscains de Jérusalem et de Terre Sainte : « Nous nous sentons très proches, très frères, nous parlons très franchement. Nos programmes sont choisis en lien. C’est important d’être complémentaires, il est hors de question d’être en concurrence ». De même, le père Rosario Perri, doyen du SBF a souligné l’importance d’une telle collaboration.

Timothy Radcliffe, le conférencier à l’humour reconnu comme décapant, sut pendant une heure captiver l’assemblée. Éclats de rire mais sans oublier l’élucidation de la question sérieuse posée initialement, réunissant les nombreux religieux présents, étudiants missionnaires.

Après l’intervention du frère, qui insista sur la nécessité de la formation comme chemin de sainteté, allant à l’encontre de l’ère de Post-Truth et du fondamentalisme que dicte la modernité, les deux instituts ont présenté successivement leurs maisons, dans leurs langues officielles respectives : italien pour les franciscains, français pour les dominicains.

Ce fut l’occasion pour le Professeur Gregor Geiger, ofm, qui enseigne l’hébreu au Studium, de présenter le dernier fruit de cette belle collaboration qui règne au sein du SBF, le nouveau guide de Terre Sainte (Terra Santa. Guida francescana per pellegrini e viaggiatori) publié récemment.

Le fr. Jean-Jacques s’est exprimé, rendant hommage à toutes les mains de l’École, occasion de remercier pour l’année passée et de rendre compte « des peines comme des joies » : du décès du fr. Francolino aux thèses prestigieuses, dernièrement celle de Nina Heereman.

Le directeur a rendu notamment compte de l’une des problématiques actuelles de l’école, à savoir une évolution de son public : « Le public traditionnel du père Lagrange n’est plus le même que celui d’aujourd’hui : il y a de façon générale moins de prêtres, et les évêques envoient moins souvent leurs prêtres se former aux études bibliques. Mais il y a en revanche plus d’étudiants envoyés par les Universités. Ceci demande une adaptation de la part de l’école ».

Retour sur les spécificités de l’école (visite sur le terrain, etc.), bilan de l’archéologie, des publications, des remplacements de professeurs, et du grand projet de la Bible en ses Traditions, avec notamment la publication du livre d’Osée, en anglais.

La matinée s’est achevée sur un hommage émouvant adressé par le prieur au fr. Marcel Sigrist présent, ancien directeur de l’école et professeur chevronné d’assyriologie pendant de nombreuses années à l’École. « Tu es un vrai roi de la maison des tablettes. Il y a 31 ans j’étais assis aux pieds du maîtres et j’étudiais l’acadien : il nous a fait apprécier ce monde tombé en ruine mais toujours vivant par sa manière de penser notre monde, et de comprendre l’histoire de Dieu avec les hommes ».

Sources : Ecole Biblique et Archéologique française de Jérusalem et Studium Biblicum Franciscanum

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